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LE
CANON DE 75
Modèle 1897 Modifié 1938:

Avec la généralisation de l'automobile dans les armées
au cours des années 30, le canon de 75 modèle 1897 s'avère
totalement inadapté à la traction par véhicules à
moteur. Conçues à l'origine pour la traction hippomobile,
ses roues en bois à bandes de roulement métalliques limitent
la vitesse moyenne de déplacement de l'attelage à 7 - 8
kilomètres à l'heure. Au delà, le canon, dépourvu
de suspension, s'expose à des dégradations importantes.
Pour palier ce problème,
deux possibilités voient réglementairement le jour au début
des années 30:

- Dans un premier
cas, on prévoit non plus de tracter le canon, mais de le porter
sur un camion à plate-forme spécialement aménagée.
Deux rampes permettent de monter le canon, à l'aide de cordages
ou d'un treuil si le véhicule en est équipé. Certains
régiments d'Arillerie de Campagne sont alors composés de
Batteries de 75 tractés.
- L'autre solution
retenue consiste à atteler le canon ou le caisson derrière
le camion. Pour remédier au problème de l'absence de suspension,
La firme CITROEN propose une solution:
le canon ou le caisson reposent sur un train rouleur spécialement
conçu, à deux éléments. Ce train rouleur autorise
une traction du canon ou du caisson jusqu'à une vitesse moyenne
de 20 kilomètres à l'heure. Deux roues pleines à
bande de roulement en caoutchouc, d'un diamètre de 50 cm, sont
fixées à un moyeu et reliées entre elles par une
suspension à lames métalliques. Sur la partie supérieure
de l'élément de train rouleur, un support vient se fixer
sur la partie libre de l'essieu du canon ou du caisson. Les roues du canon
ne touchent plus le sol et reposent alors chacunes sur deux roues avec
suspension. Trains rouleurs de canon et de caisson diffèrent légèrement
dans la partie supérieure de fixation. Le canon de 75 est enfin
doté de suspensions, mais la mise en place du train rouleur prend
plusieurs minutes, tout comme le fait de l'enlever pour mettre le canon
en position de tir.
Un
train rouleur de canon est composé de:
- 2 éléments de train rouleur de canon,
- 1 barre d'accouplement,
- 2 cales de roues, utilisées pour la manoeuvre. |
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Un
train rouleur de caisson est composé de:
- 2 éléments de train rouleur de caisson,
- 1 barre d'accouplement,
- 1 clef à tube, utilisée pour la manoeuvre. |
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Mais ces deux solutions
ne sont que provisoires et compliquent la tâche des artilleurs pour
mettre en oeuvre leur canon.

En 1938, le 75 est modifié, notamment par la mise en place
de roues à pneumatiques pleins montés sur des jantes moulées.
Le poids du canon passe à 1500 kg et la manoeuvre d'abattage du
frein devient plus pénible pour les servants. Mais faute de temps
pour modifier tous les canons de 75 existants, on ne compte qu' environ
700 canons de 75 modifiés sur les 4500 canons de 75 mobilisés.
Son utilisation ne s'est donc pas généralisée lors
de la campagne de France. La traction du canon est assurée par
plusieurs modèles de tracteurs: P 107
ou tracteurs LAFFLY S 15 TL.
Par la suite on rencontre
aussi des roues avec pneumatiques à chambre à air montées
sur des jantes en tôle emboutie.
On peut enfin atteler
correctement le canon derrière un camion ou un tracteur d'artillerie
semi-chenillé sans manipulations complexes.
Plusieurs modèles
de roues peuvent être différenciés sur ces photos:
| Jantes
moulées avec pneus pleins |
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| Jantes
en tôle emboutie avec pneus à chambre à air |
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LE
CANON DE 75
Modèle 1897 Modifié 1938-1940:
Ce modèle
est la continuité de l'évolution du canon de 75. Les système
de frein à abattage est supprimé et remplacé par
des freins à tambours situés dans le moyeu des roues. Les
pneumatiques à chambre à air sont devenus de rigueur.
Un
suberbe exemplaire de ce modèle est exposé au Musée
de l'Armée (Paris, les Invalides). Il s'agit d'un canon entièrement
restauré ayant participé aux combats de Bir Hacheim en mai
1942 au sein de la 1°DFL.Ce canon, de couleur sable, a le bouclier
découpé pour réduire la silhouette de la pièce.
Les sièges du pointeur et du tireur ont été supprimés.Il
est équipé de roues en tôle emboutie qui sont plus
petites que les modèles rencontrés précédemment.
Il
s'agit très certainement de roues américaines car les canons
de 75 équipant la 1°DFL sont en majorité d'origine américaine.
En effet, en 1940, le Général de Gaulle ordonne le détournement
vers l'Angleterre d'un bateau en provenance des Etats-unis et à
destination de Bordeaux. Ce bateau était chargé d'une livraison
des Etats-unis: 1000 canons de 75 et 1 million d'obus. La cargaison a
par la suite été envoyée en Afrique du nord pour
permettre d'équiper les militaires de la 1° DFL.
A
SUIVRE ...
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