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Cette présentation détaille les différentes parties du canon de 75.
De nombreuses modifications mineures sont intervenues au fur et à mesure sur le canon , gommant les imperfections constatées au combat. Les modifications plus importantes du canon ont donné naissance à de nouveaux modèles qui ne sont pas présentés ici mais sur la page consacrée aux variantes du 75.

 


 

1 - BOUCHE A FEU ET CULASSE:

 

- la bouche à feu:


Elle est constituée par un tube en acier renforcé à l'arrière par un manchon porte-culasse. A sa partie inférieure se trouve une jaquette en bronze. Cette jaquette sert de chariot lors du recul du tube, elle est pourvue de galets antérieurs et postérieurs et de longerons évidés comportant des plans inclinés. A l'avant du tube est vissée la frette de volée.
Sur le dessus de la bouche à feu on trouve, de l'avant vers l'arrière, le guidon, les facettes du niveau de pointage modèle 1888 en maillechort, l'oeilleton. A l'arrière droit, on trouve le trait repère de retour en batterie.

 

 

D'une longueur totale de 2,72 mètres, le tube comporte 24 rayures inclinées à droite à pas constant sur une longueur de 2,23 mètres.

 

- la culasse:


 

Le bloc de culasse à vis excentrée Nordenfeld est un des éléments les plus novateurs du canon de 75 (avec le frein de tir)
Voici son principe de fonctionnement :
on ouvrait le mécanisme en saisissant la poignée et en tournant le bloc de culasse de 120 degrés vers la gauche. Ce déplacement circulaire découvrait l'âme du canon. On insérait une cartouche dans la chambre, puis un mouvement inverse de la poignée refermait la culasse.
Ces mouvements très simples pouvaient être effectués en quelques secondes par des servants exercés. Alliée au frein de tir à long recul, la rapidité du tir pouvait ainsi atteindre facilement 20 coups à la minute.
L'obturation, c'est-à-dire l'étanchéité de la culasse était assurée par la douille en laiton sertie à l'arrière de l'obus.

 

 

D'un poids de 27 kg, elle est composée de:

- la vis-culasse,
- l'extracteur,
- l'appareil de mise de feu,
- les organes de sécurité.

 

 



La vis-culasse
est un bloc d'acier usiné, doté d'un gros filetage extérieur avec trois rainures appelées "nids à crasse". Elle vient se visser dans la partie arrière du manchon et comporte une manivelle et une poignée. Un simple mouvement de rotation de 120 degrés permet d'ouvrir ou de fermer la culasse.

 

 


L'extracteur, dont le rôle est d'extraire et d'éjecter la douille de la chambre lors de l'ouverture de la culasse, est doté de deux branches. Lorsqu'une douille est dans la chambre, les branches sont bloquées derrière le bourrelet de la douille. A la fin du mouvement d'ouverture de la culasse, la rampe d'éjection située sur la face avant de la culasse vient heurter la rampe du talon de l'extracteur. Ce choc entraine le mouvement vers l'arrière des deux branches, éjectant ainsi la douille à l'extérieur. De même, lors de l'introduction d'une cartouche dans la chambre, le bourrelet de la douille appuie sur l'extracteur et provoque un début de fermeture de la culasse.

 

 

 


L'appareil de mise de feu
est quant à lui composé d'un percuteur et d'un mécanisme de mise de feu fixé sur la partie arrière de la culasse. La cordelette sur laquelle on tire pour faire partir le coup s'appelle le tire-feu.

 

 

Le linguet, situé dans la manivelle, est une pièce de sécurité qui bloque la culasse en position fermée.De plus, l'excentricité entre l'axe du tube et le canal du percuteur n'autorise le départ du coup que lorsque la culasse est complètement fermée ( sinon, le percuteur n'est pas en face de l'amorce portée par la douille).
Pour ouvrir la culasse, il faut tenir la poignée de manivelle, appuyer sur la masselote avec le pouce, et effectuer une rotation de 120° vers la gauche de la poignée.
Un autre dispositif empêche le départ du coup lorsque le canon est déclaveté, c'est-à-dire s'il n'est plus fixé à la tige de recul du frein de tir.

 


 

 

2 - FREIN DE TIR

Voir la page spécialement consacrée au frein de tir.

 


 

 

3 - AFFUT

 

L'affût est un assemblage de nombreuses pièces:

- deux flasques, en tôle d'acier, sont renforcés à l'avant et à l'arrière et réunies entres eux par des entretoises et une plaque de dessus de flèche. Sur ces flasques sont notamment fixés les couvre-essieux, les poignées de crosse et la bêche de crosse .
Sur le flasque droit on trouve le levier du crochet de coulisseau (servant à abattre le frein), tandis que celui de gauche porte les boîtes de commande des mécanismes de pointage en hauteur et en direction.
La plaque de dessus de flèche porte le coussin sur lequel repose le frein de tir lorsque le canon est en position de route.

 


 


Les entretoises supportent les fourreaux de hampe de refouloir et d'écouvillon. Sur l'entretoise avant se trouvent la plaque d'identité de l'affût, les deux embouts de fourreaux ainsi que la chaînette d'attache de refouloir et d'écouvillon.
A l'arrière des deux flasques on trouve la bêche qui est dotée d'un logement en bronze accueillant l'axe du crochet d'attelage.

 

 

 

Les boucliers sont fixés sur les couvre-essieux et sont destinés à protéger les servants des éclats du champ de bataille et du soufle produit au départ du coup. Ils se prolongent à leur partie inférieure par deux boucliers articulés montés sur charnières. Le bouclier de gauche est échancré pour permettre le pointage. Le bouclier de droite est relié au flasque par un arc-boutant (sur le bouclier modèle 1897, l'arc boutant est sur le bouclier de gauche).


Il existe plusieurs modèles de boucliers:

- les boucliers modèle 1897 sont ceux encore visibles sur les canons au début du siècle.Ils sont caractérisés par une certaine fragilité et une tendance à se déformer à cause des chocs et vibrations. Le bouclier de gauche possède un arc boutant de renfort et il n'est pas relié au bouclier de droite.

 


- les boucliers modèle 1909, remplacent progressivement les modèles 1897. Il diffèrent par une traverse d'écartement amovible qui les relie à leur partie supérieure. Il sont également renforcés en haut et en bas par des cornières.

 

 

- L'essieu tubulaire est fixé sur les couvre-essieux qui l'empêchent de tourner. A chaque extrémité de l'essieu se trouve une fusée conique qui accueille la roue.

 

 

- Les roues, fixées sur les fusées, existent en plusieurs modèles:


- la roue n° 7 est composée de 7 jantes en bois maintenues par un cercle en acier et de 14 rais en bois. Les rais sont accolées au centre sur le moyeu de roue. A l'intérieur de ce moyeu se trouve une douille mobile en bronze qui prend place sur la fusée de l'essieu.  
     
- la roue n° 7 renforcée comporte des sabots métalliques de bout de rais rivés sur les jantes. Les jantes sont reliées entre elles par des couvre-joints boulonnés sur le cercle.    
     
- la roue n° 7 C renforcée diffère par la présence de seulement deux jantes en bois cintré au lieu de 7.    

 

- Le frein de roues à abattage permet de faire reposer le canon sur trois points d'ancrage fixes pendant le tir: la bêche de crosse à l'arrière et un patin à soc sous chaque roue.

Il se compose de:





- un chassis: deux montant porte-patin articulés (un droite et un gauche) sont fixés autour de l'essieu et sont reliés
entre eux par une traverse coudée et sont renforcés par deux arcs-boutants. Les deux montants articulés sont reliés au mécanisme de guidage du chassis par deux tirants.

 


 

Ce mécanisme de guidage est situé sous la flêche. Sur une tringle coulisse un coulisseau comportant des dents. Un crochet équipé d'un levier est situé plus en avant du coté droit et permet de bloquer le coulisseau.

 

 

 

 

Utilisation du frein:

Le frein de roues est à deux positions: soit il est en position route, c'est-à-dire relevé, soit il est en position abattu, c'est-à-dire abaissé.
Si l'on débloque le système de verrouillage du frein, les patins, par leur poids, s'abaissent naturellement et touchent le sol.
Pour verrouiller le frein en position abattu, il faut lever la crosse du canon. Le coulisseau glisse alors sur la tringle et ses dents viennent s'enclencher dans celles du crochet. Le système est verrouillé. Lorsque l'on rabat la crosse au sol, le coulisseau est bloqué et ne peut revenir vers l'arrière. Le chassis forme alors un bloc rigide et les roues sont obligées de monter sur les patins.

 

 


 


4 - MECANISMES DE POINTAGE:

 

- Mécanisme de pointage en direction:

 

Le pointage en direction se fait par coulissement de l'affût sur l'essieu. Il comporte une couronne dentée qui est logée dans le couvre-essieu de gauche. Le volant de pointage en direction agit sur un pignon engrené sur cette couronne, par l'intermédiaire d'un arbre à pignons.

 

 

 

 

 

 

 

- Mécanisme de pointage en hauteur:


Le tube ainsi que le frein de tir reposent sur un berceau de pointage par l'intermédiaire des tourillons du frein de tir.
Ce berceau de pointage est composé de deux ailes reliées entre elles par une traverse qui porte le secteur denté, muni de deux oreilles.Les ailes reposent sur les sous-bandes de l'affût par deux demi-tourillons creux (celui de gauche est prolongé par la plaque d'appui de support d'appareil de pointage.
Le secteur denté engrène avec un pignon calé sur l'arbre de pointage en hauteur; une vis sans fin envoie le mouvement commandé par le volant de pointage en hauteur.

 

 

- La hausse indépendante:

Elle permet de déplacer le frein par rapport au berceau. L'avantage principal de ce mécanisme réside dans le fait de modifier l'angle du tube sans modifier le pointage en direction. Le tir s'avère plus rapide et précis. En plus du volant de pointage en hauteur situé coté gauche, se trouve un volant de hausse coté droit qui modifie l'angle de l'ensemble frein-tube par rapport au berceau, qui a lui même une inclinaison donné par le volant de pointage en hauteur.


 

 

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